Les expositions

Exposition temporaire au musée Rolin

MATERNITÉS ou l'art d'être mère

Dans chaque civilisation, idoles, matrones, Vénus et autres divinités ont sacralisé l’image de la mère. Ce couple si singulier de la mère et de son enfant, cette relation intime dont la portée est universelle, sacralise toutes les passions. De l’Isis égyptienne aux simples et émouvants portraits de mères de toutes les époques, des Vierges à enfant aux scènes les plus quotidiennes, cette exposition vous invite à découvrir les différentes facettes de ces maternités qui ont inspiré les artistes.

 

Noël, la fête de la famille et des relations mère-enfants par excellence.

Une belle occasion pour le musée Rolin de mettre à l’honneur ce couple universel en rassemblant dans ses collections plus de quarante pièces de toutes époques.

Un amour infini

Dès la Préhistoire, les Vénus de Chypre, Isis l’Egyptienne et plus tard les déesses-mères gallo-romaines font référence à ce couple mère/enfant, symbole de vie et d’amour.
L’incroyable popularité du thème de la nativité dans la religion chrétienne perpétue cette figure en l’enrichissant de significations plus complexes. Aux côtés de figures solennelles, d’autres sont empreintes d’une tendresse toute humaine.
A partir du XVIIIe siècle, certains penseurs prônent l’amour maternel, dans une société où l’enfant joue encore une place bien modeste. Cette glorification de l’attachement de la mère à son enfant trouve écho dans les représentations mythologiques ou religieuses, mais surtout, va nourrir pour les siècles suivants le goût de scènes familiales et intimes. Le regard, le geste caressant y traduisent la puissance de ce lien si singulier, magnifié dans des portraits ou se mêlant à des scènes de vie où l’allaitement,  le jeu, l’éducation entrent dans le quotidien des familles.
Les œuvres sont présentées en fonction de différentes thématiques, mêlant toutes les périodes.

Au fil des salles

Salle 1

Des déesses-mères à la Nativité : mères originelles, nourricières et symboliques

Chaque mythe ou presque a sa figure de mère « originelle » et la femme porteuse de vie fait partie des toutes premières représentations de l’humanité. Les figurines archaïques de Chypres (XIIe-VIe s. avant notre ère) en sont ici l’exemple le plus ancien et mêlent, aux couples mère/enfant, une étonnante représentation de femme en couches. Les déesses-mères gallo-romaines, la figure d’Isis allaitant Horus déclinent la même idée. Il est intéressant de noter que dans les tableaux d’époque moderne (XVIIIe-XIXe s.), l’image de Vénus ou d’autres déesses maternelles prend alors une dimension plus sensuelle. La femme est représentée dans sa beauté et l’enfant qui l’accompagne, à l’image d’Eros fils de Vénus, devient le symbole de la vie et de la joie enfantine que traduisent les  kyrielles d’Amours.

L’allaitement

Symbole s’il en est de ce lien fusionnel et de cette transmission de la vie, c'est un sujet privilégié dans ces représentations religieuses. Louve romaine nourrissant Romulus et Rémus, déesse mère portant deux nourrissons au sein, Vierge allaitant insistent sur cette dimension hautement symbolique de la première nourriture transmise de la mère au nourrisson. Maurice Denis en tire d’ailleurs de touchants portraits de famille.

Salle 2

La mère et son enfant, de la tendresse à l’éducation

Au-delà du symbole de la femme porteuse de vie et de son tout petit, la relation de la mère et de son enfant se construit dans le temps partagé, le jeu et l’éducation. Si la femme enceinte, l’accouchement, l’allaitement sont par nature communs à toute l’humanité, la relation de la mère à l’enfant qui grandit est spécifique à chaque culture, même si certains traits communs restent partagés. Ces scènes associant une mère et son enfant plus grand sont ainsi moins présentes dans les œuvres religieuses, à l’exception par exemple de scènes liées à l’enfance du Christ ou ici de la Vierge en compagnie de sa mère Sainte Anne. Au XIXe et XXe siècle, alors que la relation mère/enfant est encouragée et valorisée, le sujet devient apprécié dans des œuvres d’art tournées vers la douceur du foyer.

La mère, protectrice et aimante

Elle accompagne les premiers pas de son enfant, veille sur un petit malade ou fait répéter une leçon. Etre mère ne signifie plus seulement donner la vie, la femme devient garante de son enfant, de sa famille et au-delà d’une certaine image de la société.


Exposition ouverte du 1er au 31 décembre 2017
De 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h
Tous les jours sauf les mardis et le 25 décembre.
Droits d’entrée : 6,20€ / 3,60€