Les expositions

Exposition temporaire au musée Rolin

Au bord de l'eau - Plaisirs des rives et des plages (1860 - 1930)

A travers le naturalisme, mouvement littéraire et artistique des dernières décennies du XIXe siècle, la représentation d’une société de loisirs émergente séduit les artistes et transforme les paysages des bords de fleuves et de rivières.
La peinture en plein air les confronte à l’éclat de la lumière et la fraîcheur des couleurs ; elle permet peu à peu de découvrir le corps dénudé qui s’exprime librement dans la baignade ou les jeux de plage.

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Quand les peintres installent leur chevalet au bord de l'eau

Dès 1850, des peintres comme Daubigny, Cézanne, Lépine ou Pissarro partent explorer une banlieue encore méconnue : sur les toiles des artistes se révèlent des régions naturelles, préservées, campagnardes et idylliques. L’eau, surtout, est omniprésente. A l’image de Corot, Vlaminck, Sisley, Monet, Utrillo, Besnard, Caillebotte, Jongkind, une génération de peintres, dessinateurs, graveurs posent leurs chevalets en bordure des fleuves, rivières. A quelques encablures de la capitale, (Chatou, Bougival, Étampes, Meudon...), le charme de la Seine et la Marne opère.
Mais la banlieue parisienne n’est pas la seule : le moindre cours d’eau, le rivage d’un fleuve, le bord d’un lac suscitent la fascination, ils contribuent au naturalisme ambiant. Selon les saisons, les sensibilités et les mouvements artistiques, les peintres plantent leur chevalet en plein air, explorent ces bords de l’eau et observent les acteurs qui les fréquentent assidûment.

L'eau, source de tous les prétextes

Au travers de l'exposition Au bord de l'eau présentée au musée Rolin, le visiteur pourra apprécier diverses circonstances qui ont inspiré les artistes.

Le long des cours d'eau

Le cours paisible des fleuves leur offre (Jean Laronze) des opportunités picturales, l’eau reflétant parfaitement un ciel changeant ou l’atmosphère unique d’une saison (Etienne de Martenne). En-dessous d’un pont, peintres et dessinateurs observent les reflets de la lumière (Charles-Philibert Mariller).

Au bord de la plage

Contrepoint des surfaces calmes des mares, étangs ou lacs, l’attrait des plages ne fait que croître : le développement des lignes de chemin de fer et l’engouement pour les séjours balnéaires popularisent celles-ci (Eugène Boudin, Armand Charnay). Jeux de plages riment avec jeux de lumière sur l’eau, dans le ciel et sur les corps qui se dénudent peu à peu.

Le corps dévoilé

La découverte des corps et du mouvement libéré du carcan vestimentaire permet aux artistes nabis d’osciller entre nu réaliste et nu idéalisé (Maurice Denis, Maillol,) ; la révolution cubiste et le retour à la figuration de l’après-guerre (Jean Souverbie) permettent d’assister à une véritable remise en cause de toute idée de beauté, de vraisemblance et de proportion.
Disloqué, défiguré, géométrisé, stylisé, le corps traverse et ébranle la représentation picturale et sculpturale de la première moitié du XXe siècle. Mais, s’affranchissant même de la représentation, il se donne à voir comme présence souvent insouciante et joyeuse.

Un artiste anglais navigue sur l'Arroux : journal de bord

1863 : Philip Gilbert Hamerton (Laneside 1834 – Boulogne-sur-Mer 1891), aquafortiste, peintre et écrivain britannique, s’installe avec son épouse française et leur chien dans l’Autunois . L’artiste découvre très tôt les nombreuses rivières des alentours et se décide à partir à leur exploration.
1864 : A l’aide d’un coracle, il navigue sur le Ternin, un affluent de l’Arroux.
1865 : Il descend l’Arroux depuis sa source jusqu’à sa confluence avec la Loire à Digoin. Pour ce faire, il avait créé, quelques mois plus tôt, un canoe [sic] constitué d’une armature légère en lattes de bois et de papier encollé. Il emporte avec lui des plaques de gravure sur lesquelles il réalise des paysages de bord d’Arroux. Il s’y met même en scène, ce qui permet de se faire une idée de l’embarcation sur laquelle il navigua.
1871 :Cette expédition pleine de mésaventures en tout genre aurait pu conserver un aspect purement anecdotique si Hamerton n’en avait fait paraître le récit illustré en Grande-Bretagne. Ce fut The unknown river également publié aux États-Unis l’année suivante.

Une projection des gravures réalisées par cet artiste navigateur sera présentée au rez-de-chaussée de l'exposition.

Références des oeuvres présentées ci-dessus.

Au fil de l'exposition

 Le visiteur parcourt les cinq salles de l'exposition de l'exposition Au bord de l'eau  et découvrent les oeuvres qui illustrent les thématiques suivantes

Rez-de-chaussée :
Le miroir de la nature

  • L’attrait des rivages
  • Les oscillations du Romantisme
  • La banlieue
  • Le canotage
  • La pêche à la ligne
  • La lecture ou le temps dérobé

Le théâtre social

  • Le voyage d’agrément
  • Le miroir social
  • La contemplation
  • Une façon neuve d’appréhender son corps

1er étage
Le corps libéré

  • Variations symbolistes
  • Nostalgie du paradis perdu, innocence retrouvée du nu en plein air
  • L’éclectisme de l’entre-deux guerres
  • La plage, espace de liberté, de jeu, d’expérimentation
  • Le sable doré et la chaleur de l’eau : la découverte du bien-être

Mythes et rivages

Au XIXe siècle, le monde aquatique, et en particulier sous-marin, devient le monde à conquérir.  Les mythes antiques tel celui de Galatée (M. Denis, Galatée, ou La poursuite, collection privée, Galatée et Polyphème, Autun, musée Rolin) sont abordés.

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Infos pratiques
Exposition ouverte du 27 juin au 30 septembre 2018
De 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h
Tous les jours sauf les mardis
Tarifs : 7,50€ / 4,50€
Commissariat de l’exposition : Brigitte Maurice Chabard
Catalogue : 21 X 29,7 cm de 72 pages et 80 illustrations couleur - 18 €
Musée Rolin - 3 rue des Bancs 71400 Autun - Tel. 03 85 54 21 60