Deux services municipaux distincts mais complémentaires :
- Le service d'animation du patrimoine Voir+
- Le service archéologique
Suivre les dossiers d’aménagement urbains en relation notamment avec les autres services municipaux et les services de l’Etat (DRAC, service régional de l’archéologie)
Il participe aux opérations archéologiques de terrain (diagnostic, fouille) en relation avec l’Institut National de Recherche Archéologique Préventive
voir site INRAP.
Conservation de ces archives exhumées du sous-sol :
Documentation issue des fouilles (clichés, plans, rapports…)
Objets mis au jour (réserves « tampons »). L’informatisation de ces données, actuellement en cours, permettra à terme de posséder un véritable outil de gestion permettant de mieux prendre en compte, en amont des dossiers d’urbanisme, les questions relatives à la présence de vestiges archéologiques (sauvegarde, fouille préventive).
Transmettre le fruit de ces découvertes
à la communauté scientifique Grâce à l’accueil des étudiants et des chercheurs, à la mise en place de colloques et d’une table ronde annuelle, en travaillant notamment en relation avec les universités et le CNRS. Il permet également la diffusion de ces résultats auprès du grand-public par l’organisation d’opérations « Portes Ouvertes » sur les chantiers de fouilles ou encore d’expositions en relation avec le musée Rolin .
Le chantier archéologique qui s’est déroulé de juin à septembre au lieu-dit Pont-l'Evêque s'est inscrit dans le cadre d'un projet de travaux d'aménagements entrepris par la Ville d'Autun et la Communauté de Communes de l'Autunois. La fouille de sauvetage réalisée sur prescription de l'Etat (DRAC Bourgogne) a été dirigée par l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives qui a bénéficié de la collaboration du service archéologique municipal de la ville d'Autun.
L'intervention archéologique était justifiée par la présence d'un cimetière gallo-romain, qui couvre une surface supérieure à 3 ha et dont l'utilisation s'étale du Ier au IIIe s. ap. J.-C. Les structures mises au jour, dont le nombre se monte à environ 1400, sont représentatives des différents rites funéraires de l'époque qui se caractérisent par la pratique probablement conjointe de l'inhumation et de l'incinération.
Les inhumations se matérialisent au sol par de grandes fosses oblongues. Certaines d'entre elles ont livré les restes de cercueils discernables soit par l'empreinte des planches conservées dans l'argile, soit par les clous découverts contre les bords des fosses. Des vases étaient parfois déposés au-dessus du cercueil suivant un rituel encore mal appréhendé. L'acidité naturelle du terrain a provoqué, dans la plupart des cas, la disparition complète des os du squelette, rendant de ce fait impossible l'étude anthropologique de la population enterrée.
Si la pratique de l'incinération a laissé de rares vestiges de bûchers de crémation, elle s'illustre en revanche par de nombreuses urnes en céramique contenant les os brûlés, retrouvées enfouies dans le sol. L'érosion et les labours dont a fait l'objet le site, ont malheureusement provoqué un arasement important des urnes qui ne sont plus conservées que sur un tiers de leur hauteur. L'activité de crémation se révèle aussi dans la présence de volumineuses fosses remplies de couches cendreuses qui proviennent sans doute du nettoyage des aires de combustion et de la vidange de bûchers.
La répartition spatiale des tombes semble fonctionner par pôles de concentration plus ou moins denses et parfois circonscrits par des fossés d'enclos qui cernent peut-être des concessions familiales ou des regroupements catégoriels d'individus.
Plusieurs objets tels des vases miniatures ou bien des statuettes en terre cuite représentant des personnages (visage de femme, Vénus), ainsi que des animaux témoignent des types d'offrandes faites aux morts.
Enfin, l'intérêt du site réside également dans la découverte, en contexte de rejet, d’environ quatre-vingt stèles en pierre. Pour la plupart sculptées, elles représentent des hommes, des femmes et parfois des couples et des enfants. La proportion importante d'artisans, figurés avec leurs outils, reflète le profil sociologique de la population à laquelle était destiné le cimetière. |